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Salle du Patrimoine
Vienne Ville d'art et d'histoire
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Les sites
Le temple d’Auguste et de Livie
Temple du culte impérial dans la cité gallo-romaine, aussi célèbre que la Maison Carrée de Nîmes, l'édifice doit sa survie à sa transformation en église sans doute dès la fin de l'Antiquité tardive (Ve ou VIe siècle).
Consacré à Marie, mère du Christ, ce lieu de culte fut du XIe siècle à la Révolution une des églises paroissiales de Vienne, connue sous le nom de Notre-Dame-de-la-Vie (forme dérivée de "la Vieille"). De 1823 à 1853 les collections du musée et de la bibliothèque y furent momentanément déposées.
La restauration, entreprise entre 1852 et 1880 par les Monuments historiques, prit le parti de ne restituer que l'édifice antique qui avait été considérablement dégradé par sa réutilisation.
Le monument gallo-romain
C'est un exemple de la transposition dans une cité provinciale gallo-romaine du modèle de temple élevé sur un podium, avec un décor d'ordre corinthien romain.
Seule la construction de la partie postérieure est en général attribuée au début du règne de l'empereur Auguste, vers 20-10 av. J.-C. L'observation de variantes architecturales ou décoratives, sur la corniche et les chapiteaux par exemple, fait pressentir une autre campagne de travaux, plus tardive pour le reste du monument, vers 40 de notre ère. Côté est, la frise et l'architrave portaient des lettres mobiles appartenant à des inscriptions successives ; la plus ancienne était une dédicace à "Rome et à Auguste César, fils du Divin (Jules César)". Ces deux cultes associés (Rome et l'empereur Auguste), auxquels fut adjoint ici celui de Livie divinisée (épouse d'Auguste), ont été un élément politique et religieux essentiel pour l'intégration des populations urbaines locales.
Le monument dans l'urbanisme antique
Le monument a été érigé sur une plate-forme aménagée, dominant le littoral du Rhône (à l'ouest), et à proximité d'un pointement rocheux (sous le Palais de Justice actuel). Des portiques à colonnades délimitaient autour du temple une aire sacrée reconnue au cours de fouilles anciennes. Vers l'est s'étendait l'esplanade du forum, fermée par un bâtiment public auquel appartiennent les deux arcades visibles dans le jardin de Cybèle. Le tout formait un vaste ensemble monumental public clos qui exprimait, dans de majestueuses architectures à colonnades, les valeurs civiques ou les fonctions administratives de la ville gallo-romaine.
Cet ordonnancement mettait aussi en valeur, dans une belle scénographie ascendante, un axe majeur qui englobait, d'ouest en est, dans la même continuité architecturale, le temple impérial, le forum et les édifices publics associés (basilique) puis le théâtre avec son esplanade occidentale (portiques post scaenam) et son sanctuaire supérieur élevé sur la colline de Pipet.






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