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Contact

LE THEATRE ROMAIN
Rue du Cirque
38200 Vienne 


Tél. : 04 74 85 39 23

Ouverture

Du 2/11 au 31/03 :
- du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h
- le samedi et le dimanche de 13h30 à 17h30
Du 01/04 au 31/08 : tous les jours de 9h30 à 13h00 et de 14h à 18h
Du 01/09 31/10 : du mardi au dimanche de 9h30 à 13h00 et de 14h à 18h.

Fermeture : les lundis, le 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.

Tarifs

Plein tarif : 2.3 €


Tarif réduit : 1.7 € Pour les jeunes de 18 à 25 ans, familles nombreuses (3 enfants et plus ), groupes de 10 personnes au moins...


Gratuit
Le premier dimanche de chaque mois pour tous publics,groupes scolaires et accompagnateurs, personnes handicapées, jeunes jusqu'à 18 ans, chômeurs et bénéficiaires du RMI, bénéficiaires spéciaux (ICOM, conservateurs de musée, architectes MH).

Les sites

 

Le théâtre antique

Les gradins du théâtre romain sont adossés aux pentes abruptes de la colline de Pipet dont le sommet formait à l'époque antique, grâce à d'importants travaux de soutènement, une esplanade cultuelle qui constituait avec ses temples et statues divines une extension sacrée du théâtre. Sa capacité d'environ 13.000 spectateurs faisait du théâtre de Vienne l'un des plus grands théâtres urbains de l'empire romain, le deuxième de Gaule après celui d'Autun.


Il semblerait aujourd'hui d'après des fouilles récentes que la construction du théâtre fut un des grands chantiers urbains des années 40-50 après. J.-C., ce qui n'exclut pas des réaménagements postérieurs. Au IIe siècle, il fut doublé d'un second théâtre plus petit, l'odéon, construit à proximité sur le versant sud du ravin de Saint-Marcel.

Par son plan et son organisation générale, il était conforme au modèle latin du théâtre de pierre, même si l'ancrage sur le rocher a déterminé des dispositifs particuliers. Des galeries annulaires voûtées constituaient l'ossature d'appui des gradins de la cavea  et servaient pour la circulation des spectateurs.

La façade du mur de scène, rythmée par un décor de colonnes et de statues, et les bâtiments de scène latéraux formaient avec la conque de gradins un ensemble clos, sans échappée sur l'extérieur.



 

Fonction sociale

 

Expression de la communauté civique dont le modèle était venu de Rome, le théâtre n'était pas utilisé que pour les spectacles (comédies, pièces dramatiques, pantomimes, variétés, danses, luttes sportives...) ; il pouvait devenir un lieu de rassemblements à caractère civique ou officiel. La signification religieuse de l'édifice était en outre rappelée à l'intérieur du théâtre par la présence d'un petit sanctuaire au sommet de la cavea, et par des représentations de scènes cultuelles sur des bas-reliefs qui devaient orner des autels ou l'architecture.

Des notables locaux savaient profiter du lieu pour asseoir leur popularité en offrant des spectacles à leurs concitoyens : tel, au Ier siècle de notre ère, le richissime sénateur d'origine viennoise, Decimus Valerius Asiaticus (ou sa famille) qui disposait de sa propre troupe d'acteurs : les Scaenici Asiaticiani ainsi désignés sur leur autel funéraire.


 

Redécouverte et résurrection du théâtre


En 1834 l'archéologue Claude-Thomas Delorme, conservateur du musée, avait su convaincre Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments historiques,  que les vestiges apparaissant au pied de la colline de Pipet pouvaient être ceux d'un théâtre romain, et non pas ceux d'un amphithéâtre comme on le crut malgré tout encore jusqu'au début du XXe siècle. Car il fallut attendre les fouilles menées entre 1908 et 1938 pour dégager et restaurer le monument, enfoui sous plusieurs milliers de mètres cubes de terre. Grâce à sa restauration, les programmations estivales de spectacles ont ressuscité la fonction divertissante du théâtre : art lyrique, variétés, danses, et depuis 1981 un festival de jazz qui est rapidement parvenu au premier rang des festivals de jazz.